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C’est au sein de l’habitacle que le changement visuel est le plus flagrant. Tout d’abord, on se félicite de l’arrivée d’une nouvelle planche de bord à l’aspect cossu et fonctionnelle, même si l’inspiration des gammes Vw et Audi paraît évidente. Cette dernière utilise le procédé du cuir vaporisé de la société PU Technology. L’équipement de confort est plutôt complet et ce, dès la version de base S. Ainsi, on retient la climatisation semi automatique, la direction à assistance variable, l’autoradio CD, l’ordinateur de bord, les rétroviseurs et vitres AV électriques. En option, on peut retenir le radar de proximité, plutôt au point et qui bénéficie d’une progression graphique sur la console centrale…Question habitabilité, c’est du tout bon, avec une place indéniable pour les jambes des passagers AR et un coffre immense, avec 560l de contenance, tout en conservant une vraie roue de secours.
Notre essai s’est porté sur la gamme diesel, reprise sans modification des marques sœurs. En entrée de gamme, nous trouvons le célèbre, mais néanmoins vieillissant 1.9 Tdi, ici dans sa définition 105 ch. Doté d’un arbre à cames unique, il s’avère en effet bruyant et rugueux et souffre de la comparaison en terme d’agrément avec les derniers Hdi (Peugeot) et Dci (Renault). En revanche, il possède toujours une super pêche, avec des performances toujours d’actualité (192 km/h et 0-100 km/h en 11,8 s) et une consommation d’oiseau (5,5l/100). Le bloc le plus puissant, à savoir le 2.0 Tdi, est moderne de conception et fait confiance à 2 arbres à cames en tête et 4 soupapes/cylindre. La puissance est de l’ordre de 140 ch et le couple affiche sans complexes 320 Nm (de 1750 à 2500 tr/min). Ici, la sonorité est mieux contenue que sur le 1.9 Tdi de 105 ch et l’agrément de conduite s’en trouve grandement amélioré. Ce bloc enroule mieux et apprécie la conduite active. La vitesse de pointe s’établit à 208 km/h et le 0-100 km/h demande 9,6 s. Malgré ses bien meilleures performances, le 2.0 Tdi ne se révèle pas plus gourmand pour autant, avec 6,5l/100 en moyenne.
La majeure partie de notre essai s’est déroulée à bord de la version à châssis sport et équipée de jantes 17". La Skoda Octavia 2 repose sur la plate forme A5, qui fait les beaux jours des Audi A3 et Vw Golf. Sur cette version dynamique, on peut souligner la bonne inscription en virages, grâce à un train avant incisif et un train arrière multibras qui le suit au doigt et à l’œil. En revanche, ce châssis sport est bien trop raide et s’avère inconfortable. Sur routes mal carrossées, on remarque de trop grandes trépidations, avec des remontées parasites dans la direction. Enfin, si le freinage de cette Octavia 2 est rassurant, on regrette le manque de mordant en cas de forte décélération. La version équipée du châssis standard est visiblement mieux adaptée à une utilisation familiale.
La marque Skoda jouit désormais d’une bonne réputation sur le marché français et le résultat de l’étude marketing J.D Power 2004 pour le royaume uni vient confirmer cette santé solide, avec la 2e place au classement général (qualité, fiabilité, après vente…). L’autre atout de l’Octavia 2, c’est aussi son prix, avec un prix d’appel de 16500 € en 1.6 essence de 102 ch et 18500 € en 1.9 Tdi 105 ch. C’est bien simple, à équipement égal, la berline Tchèque est tarifée moins chère qu’une Renault Mégane, pourtant beaucoup moins habitable et appartenant à la catégorie inférieure.
[align=center]Source : Autodeclics[/align]








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