Pourquoi l’usage des feux de croisement de jour peut-il sauver des vies ?
L’usage des feux de croisement le jour permet à tous les usagers quels qu’ils soient (véhicule à moteur ou piéton ou cycliste) de percevoir plus rapidement et de manière plus distincte les autres usagers. L’accident se produit en quelques fractions de seconde : il est souvent dû, par exemple en intersection ou en cas de dépassement, à un défaut de perception de l’autre véhicule qui peut être évité par l’allumage des feux. Tous les usagers peuvent donc y gagner en sécurité par l’amélioration de la visibilité des autres véhicules. Les nombreuses études scientifiques menées sur ce sujet aboutissent à un consensus quasi général de la part des experts qui considèrent que l’utilisation des feux de jour diminue les accidents partout où elle est pratiquée (Finlande, Canada, Etats-Unis, Israël...). Dix pays européens s’y sont aujourd’hui ralliés, dont l’Italie qui a rendu obligatoire le 1er juillet 2003 l’allumage des feux de croisement le jour en rase campagne. C’est une pratique qui est donc en plein développement.
La seule question qui se pose aujourd’hui n’est donc pas celle de l’effet positif des feux de jour mais celle de son ampleur.
Quelle est l’efficacité attendue d’une telle mesure ?
L’allumage des feux de croisement de jour peut permettre d’éviter des accidents ayant lieu la journée et impliquant au moins deux véhicules ou un véhicule et un piéton. Le principe recherché est de faciliter la perception des différents usagers entre eux. En 2003, en France, ce sont 2 235 personnes qui ont péri (soit 39 % des tués) et 67 239 personnes qui ont été blessées (soit 58 % des blessés) dans ce type d’accident.
En adoptant l’allumage des feux de croisement le jour, la France peut donc sauver des vies. Suivant les experts, ce sont ainsi entre 5 et 8 % des tués et entre 3 et 13 % des blessés qui pourraient être épargnés.
Sans nécessiter d’équipements supplémentaires mais en faisant appel au sens civique de chacun, l’allumage des feux de croisement le jour se présente comme une mesure simple et efficace.
Pourquoi passer par une phase d’expérimentation ?
L’expérimentation, méthode originale de déploiement d’une mesure de sécurité routière, repose sur la volonté des pouvoirs publics de faire adhérer les Français à cette mesure dans les cinq premiers mois de sa mise en oeuvre pour les convaincre de son intérêt. Il s’agit de susciter l’adhésion, de procéder par la persuasion en permettant à tous les Français de faire l’expérience de l’efficacité de la mesure.
Les pays qui ont instauré une obligation en la matière, l’ont généralement fait alors que les conducteurs allumaient déjà majoritairement leurs feux de croisement le jour. Au sein de l’Union européenne, l’obligation d’allumer les feux de croisement le jour est en vigueur en Finlande, en Suède, en Norvège, et au Danemark. Dans tous ces pays, le conseil d’usage a précédé la réglementation et celle-ci n’est jamais intervenue avant que le taux d’utilisation volontaire n’atteigne 50 %.
La pratique peut être très importante dans des pays où la mesure n’est pas obligatoire : c’est notamment le cas des Pays-Bas, où 60 % des usagers allument leurs feux de croisement le jour.
Le programme lancé en France permettra de vérifier concrètement que cette mesure est bien adaptée à notre pays, qu’il n’y a pas de contre-indications, avant d’envisager ultérieurement de la rendre obligatoire. C’est la raison pour laquelle, il ne s’agit aujourd’hui que d’une simple recommandation et qu’on ne sera pas sanctionné si on n’allume pas ses feux.
La participation des Français à ce programme sera suivie de près afin de pouvoir juger du niveau d’efficacité de la mesure préconisée avant de décider si elle doit être maintenue, étendue ou suspendue.
Au vu des études menées, des résultats obtenus dans d’autres pays, la France ne peut pas passer à côté de cette nouvelle possibilité de gagner des vies, ne peut pas faire l’économie de faire le test. C’est pourquoi il est important que tous les Français participent à l’expérimentation. Plus les Français suivront la recommandation, plus il sera possible de voir l’efficacité de la mesure et de décider de la suite à lui donner.
Quel est le résultat de l’expérience des Landes ?
En France, à l’initiative du gouvernement, le département des Landes a expérimenté l’allumage des feux de croisement le jour, en campagne et en milieu urbain, de juin 1999 à juin 2000.
Une évaluation de cette opération, réalisée sous la responsabilité scientifique d’un chercheur de l'INRETS, montre une diminution du nombre des accidents impliquant deux véhicules et se déroulant le jour, soit ceux que la mesure cherche principalement à éviter : de 13 % sur le réseau des routes à grande circulation et de 3 % sur le réseau hors agglomération de plus de 5 000 habitants. Ces résultats ont été enregistrés alors même que l’usage des feux de croisement n’a pas été massif (de l’ordre de 20 % par beau temps).
Comment procédera-t-on pour évaluer l’expérimentation ?
Une évaluation sera menée par l'Observatoire national interministériel de sécurité routière suivant une méthodologie validée par le Comité des experts du CNSR. Cette évaluation reposera sur :
un dispositif de veille mis en place de manière permanente pour vérifier que la mesure n'a pas entraîné des effets indésirables.
un sondage en amont en septembre 2004 pour connaître l'opinion intuitive des Français (avant la campagne) et leurs intentions ;
une mesure sur la proportion des conducteurs qui allument leurs feux de croisement dès le mois de septembre ;
un sondage au premier trimestre 2005, en fonction des résultats des mesures sur la pratique, pour savoir qui allume et pourquoi et qui n'allume pas et pourquoi.
une analyse de l'accidentologie suivant une méthode similaire à celle utilisée dans les Landes sera réalisée. L'exploitation de ces données demandera du temps et ne pourra être significative qu'après au moins quatre à cinq mois.
Dans un premier temps, dès la fin mars, un point sera fait sur les résultats du dispositif de veille.
Le gouvernement pourra :
étendre le champ d'application de la mesure aux agglomérations,
la prolonger pour une durée à définir,
arrêter l'expérimentation,
la rendre obligatoire avec des sanctions pour ceux qui ne la respectent pas, sous forme d'amende ou de retrait de point.
Quelle est la position de la Commission européenne ?
La Commission européenne est en faveur de cette mesure : elle a financé à deux reprises en 1995 et en 2002 des groupements de laboratoires européens pour faire une synthèse des études existantes sur l’usage des feux de croisement le jour, la première fois d’une manière très générale et la deuxième fois sur le sujet plus spécifique des usagers vulnérables.
La Commission européenne considère que les conclusions de ces études sont très favorables. Elle présentera prochainement ces études aux Etats membres et envisage de faire une proposition législative sur ce sujet.
Les pays nordiques sont les premiers à avoir appliqué ce type de mesure. L’importation en France de cette mesure d’origine nordique a-t-elle du sens alors que les conditions climatiques (nombre d’heures d’ensoleillement) et la culture y sont très différentes ?
L’expérience positive des Landes nous a montré que cette mesure pouvait fonctionner en France et qu’on avait sans doute là un moyen de gagner des vies. Si les conditions climatiques et la culture d’un pays ont un impact certain sur le comportement des automobilistes, elles ne changent rien au fait qu’un véhicule avec les phares allumés reste plus visible qu’un véhicule phares éteints.
Il faut savoir en effet que les études qui ont été menées ne se sont pas limitées aux pays qui ont déjà adopté la mesure, c’est-à -dire les pays nordiques, mais qu’elles ont concerné également des flottes de véhicules qui l’ont adoptée volontairement comme des flottes d’autocars aux Etats-Unis ou des flottes professionnelles en Israël, c’est-à -dire dans des pays qui se situent à une latitude égale ou inférieure à celle de la France. De ces études, il ressort que l’effet n’est pas limité aux seuls pays nordiques. L’un des derniers pays à avoir adopté la mesure est l’Italie, située en grande partie plus au sud que la France.
Deux exemples d’études : sur les cars Greyhound ou sur les véhicules General Motors qui depuis 1997 sont équipés de feux de jour : la comparaison s’est faite à véhicule similaire entre les derniers modèles équipés de feux de jour et les anciens non équipés. Il a été enregistré une diminution des collisions allant jusqu’à 25 % suivant les types (P.A.Thomson, SAE paper 2003-01-2072).
Tous les usagers sont-ils concernés par cette recommandation ?
Tous les usagers de véhicules à moteur qui disposent de feux de croisement sont invités à allumer leurs feux. La recommandation concerne donc bien évidemment les automobilistes et les motocyclistes mais aussi les conducteurs de poids lourds, d’autocars, de tracteurs et de quads.
Quel coût pour l’automobiliste ?
L’allumage des feux de jour ne nécessite aucun équipement supplémentaire mais fait appel au sens civique de chacun. Le très faible effet de consommation supplémentaire de carburant (de l’ordre de 1%) ainsi que le changement plus fréquent des ampoules entraînés par cette mesure doivent être comparés aux gains substantiels qu’elle permettra (sentiment accru de sécurité sur la route partagé par tous les usagers et surtout, gains en vies humaines de l’ordre de 5 à 8 % du nombre de tués).
D’autre part, la surconsommation de carburant de 1% peut être compensée par une diminution de la vitesse de l’ordre de 3 km/h.
De plus, si la mesure était prise définitivement, il est vraisemblable que les constructeurs proposeront des feux dédiés moins puissants et moins consommateurs d’énergie dont le surcroît de consommation est évalué à environ 0,5 %.
Les motocyclistes risquent-ils d’être moins vus ?
Les motocyclistes gagneront eux aussi à la mesure d’extension des feux le jour. Car aujourd’hui, ils bénéficient des feux de jour de manière incomplète (s’ils sont vus, ils ne voient pas forcément bien les automobilistes). Les expériences montrent que les motocyclistes bénéficieront aussi de l’éclairage des voitures le jour en les identifiant plus rapidement et plus facilement.
Dans leur ensemble, les conclusions des différentes études étrangères aboutissent à un effet non négatif et même souvent positif pour les motocyclistes. Les conclusions de l’expérience des Landes ne contredisent pas ces résultats et permettent de montrer en particulier que les cas de confusion entre une moto et un véhicule léger sont extrêmement rares. Le fait que les autres usagers allument également leurs feux de croisement ne devrait donc pas avoir d’incidence sur la sécurité des motocyclistes. L’important en effet n’est pas d’être reconnu, mais de voir et d’être vu. Les motocyclistes surestiment leur capacité à bien voir les véhicules. Or, comme les automobilistes, il leur arrive de ne pas voir les autres véhicules. Les motards croisant dans 99 % des cas des véhicules qui ne sont pas des motos, la généralisation des feux de croisement devrait aussi les aider à éviter des accidents.
Par ailleurs, le fait de ne plus être les seuls à allumer leurs feux conduira les motocyclistes à ne pas surestimer la façon dont ils sont vus, à ne pas se considérer comme prioritaires et donc à diminuer leur prise de risque. En tout état de cause, le dispositif de veille qui sera mis en place sera particulièrement attentif à ce point.
En Italie, l’un des derniers pays à avoir adopté cette mesure, les deux-roues, plutôt réticents au départ, reconnaissent aujourd’hui que l’expérimentation est bénéfique pour tous.
L’usage des feux de croisement le jour a-t-il un impact sur le comportement des conducteurs ?
Pour les usagers très vulnérables comme les piétons et les cyclistes, le caractère bénéfique de la mesure provient essentiellement de ce que ces usagers voient mieux les véhicules et peuvent modifier leurs comportements : il est important que cet aspect bénéfique ne soit pas contrecarré par un changement de comportement du conducteur du véhicule.
Or les études montrent que les automobilistes ne prennent pas plus de risques lorsqu’ils allument leurs feux de croisement le jour, ils ne se mettent pas à rouler plus vite et ne modifient pas leur comportement vis-à -vis des autres usagers parce qu’ils se savent mieux perçus.
L’étude sur les véhicules de Général Motors a notamment montré une diminution de 10 % des collisions impliquant un véhicule léger et un piéton.
Il est possible que dans le cas d’une utilisation très minoritaire, comme pour les motos actuellement qui ne
représentent que 0,7 % du trafic, l’application de la mesure, qui a des effets globalement très positifs, ait pu amener ces usagers à surestimer la façon dont ils sont vus, à se considérer comme prioritaires et en conséquence à augmenter leur prise de risque.
Mais dans le cas d’une utilisation généralisée et dans les pays qui ont adopté cette mesure, de telles dérives n’ont pas été observées.
C’est tout l’enjeu de la mesure : il faut que l’acte d’allumer les feux qui sera volontaire dans un premier temps, soit bien une manifestation de la prise de conscience des dangers de la route et de la volonté de les prévenir.
Les feux de croisement entraînent-ils une gêne visuelle pour les autres usagers de la route et notamment les piétons ?
Les feux de croisement sont conçus pour ne pas éblouir la nuit. A plus forte raison, ils ne devraient pas éblouir le jour.
En tout état de cause, l’adoption de cette mesure peut être l’occasion pour tous les usagers de faire vérifier l’état de leurs feux. La Sécurité routière les y invite.
A l’inverse, l’usage des feux de croisement aidera les usagers qui ont quelques problèmes de vue à mieux percevoir les autres véhicules.
Pourquoi ne pas agir plutôt sur la couleur ?
La couleur des véhicules peut faciliter leur reconnaissance mais cet effet dépend trop du contraste avec le fond, le paysage dans lequel ils évoluent. Si les fonds sont en général plutôt sombres et facilitent la reconnaissance des véhicules clairs cela n’est plus vrai lorsque les fonds sont clairs, notamment l’hiver avec la neige. En tout état de cause, il est prouvé que l’allumage des feux de jour est plus efficace que la couleur du véhicule pour rendre ce dernier plus perceptible par les usagers.
D’autre part, il est difficilement envisageable d’agir sur la couleur en imposant une gamme de couleur à l’ensemble des véhicules.
Pourquoi n’impose-t-on pas aux constructeurs automobiles l’installation systématique de feux dédiés sur les véhicules neufs ?
Il existe un règlement international concernant les feux dédiés (*) qui sont des feux spécifiques moins éblouissants et moins consommateurs d’énergie.
Aujourd’hui, tous les constructeurs peuvent les monter sur leurs véhicules : c’est d’ailleurs ce qu’a choisi de faire depuis 1997 la General Motors aux Etats-Unis où les feux de jour ne sont pas obligatoires.
Au Canada, depuis décembre 1989, les voitures neuves sont équipées obligatoirement de feux dédiés, qui s’allument obligatoirement au démarrage et doivent rester allumés sur l’ensemble du réseau routier. Le parc est donc aujourd’hui équipé en quasi-totalité.
Par contre, un pays comme la France ne peut, indépendamment des autres pays européens, décider de rendre obligatoire ces feux à la construction. Elle ne peut agir qu’au niveau de l’usager.
Cependant, si l’orientation vers les feux de jour s’avérait définitive, les constructeurs, qui ont adopté jusqu’ici une attitude de neutralité par rapport à cette mesure, auront tendance à proposer à leurs clients des modèles disposant de feux dédiés automatiques plus économiques et plus pratiques pour l’usager.
* Règlement n°87 annexé à l’accord de Genève de 1958.
Les automobilistes ne risquent-ils pas d’oublier leurs feux et de décharger ainsi leurs batteries ?
Depuis plusieurs années, une part croissante des véhicules mis en vente dispose d’un avertisseur sonore si on quitte le véhicule en laissant les feux allumés.
A l’inverse, la mesure proposée permettra d’éviter d’oublier d’allumer les feux lorsque les conditions de visibilité déclinent le soir.
Pourquoi ne pas recommander aussi l’usage des feux de croisement le jour en ville ?
La priorité a été donnée au réseau hors agglomération, car c’est là que le nombre de tués est le plus important.
Sur autoroutes, les feux allumés permettront à chacun de mieux percevoir les autres usagers quand ils apparaîtront dans le rétroviseur.
Par ailleurs, il a été décidé de ne pas inclure tout de suite les villes où l’on rencontre davantage de piétons, de cyclistes et de motocyclistes pour répondre à la volonté d’engager cette opération de façon progressive.
Pourquoi avoir choisi le passage à l’heure d’hiver comme date de départ pour l’application de cette recommandation ?
La question des feux de jour est depuis longtemps en discussion en France dans les milieux qui s’intéressent à la sécurité routière. Le débat, qui avait été intense en 2002 au sein du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), avait été suspendu par l’annonce du lancement par la Commission européenne d’une étude sur l’effet des feux de jour pour les usagers vulnérables.
La sortie, au début de l’année, des premiers résultats de cette étude, a conduit le Comité des experts du CNSR à se pencher de nouveau sur le sujet et à produire, fin juin 2004, une note de synthèse et de recommandation « Faut-il recommander l’utilisation des feux le jour ? », qui confirme l’efficacité d’une telle mesure.
Au vu en particulier de ces arguments, le gouvernement a décidé, lors d’un Comité interministériel de sécurité routière le 7 juillet dernier d’engager une expérimentation. Compte tenu des préalables avant l’engagement d’une telle décision, sa mise en place ne pouvait se faire qu’à l’automne : il a été décidé de choisir une date un peu symbolique à savoir le 31 octobre, passage à l’heure d’hiver.
Est-ce également nécessaire d’allumer ses feux l’été par plein soleil ?
Si la mesure est plus efficace dans les conditions de mauvaise visibilité, elle reste très utile lorsque les journées sont très claires et que les conditions de visibilité sont bonnes. En été, allumer ses feux de croisement le jour garde tout son sens, car il y a toujours des zones d’ombre dans lesquelles les voitures sont moins perceptibles.
Si des résultats positifs sont enregistrés en matière d’accidentologie routière, comment savoir si cette amélioration est due à l’adoption de la mesure et pas à un meilleur respect des règles en matière de vitesse, d’alcool ou de port de la ceinture ?
Les accidents de jour avec tiers (véhicule léger, piétons...), comme ceux n’impliquant qu’un véhicule seul, sont sensibles aux causes générales de diminution des accidents : alcool, vitesse, ceinture, etc. L'évaluation consiste donc à comparer les accidents de jour avec tiers, pour lesquels l’usage des feux de croisement le jour aurait pu jouer, aux accidents « véhicule seul », pour lesquels il n’y a par définition pas de problème de perception d’un tiers. Cette évaluation sera faite avec l'aval du Comité des experts et sera présentée à l’ensemble des associations de lutte contre l’insécurité routière et des associations d’usagers.
Quelles sont les conclusions du sondage réalisé en septembre sur l’acceptabilité spontanée des Français à la mesure ?
L’analyse de l’opinion des Français a montré que :
- avant toute campagne d’explication, 56% sont spontanément favorables.
- 62 % des conducteurs ont l’intention d’allumer leurs feux.
- parmi les 38% qui n’ont pas l’intention d’allumer leurs feux :
-- 60 % pensent que cela ne sert à rien,
-- 41 % pensent que cela empêchera de voir les motards (*),
-- 25 % pensent que cela augmentera la consommation.










Paris).
Donc comment mieux voir une voiture venant de sa droite ou de sa gauche ??????
J'aurais plutot tendance à croire que cette baisse est due aux autres efforts effectués sur toute la France. D'ailleurs la baisse d'accidents est la même sur tout le territoire



Mais en plein jour, j'vois pas 

Je suis Motard depuis pas mal de temp
et des voitures qui roule aussi fort qu'une moto ! bha y en a pas des masses




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