L'inauguration du tout nouveau circuit de Bahreïn n'a en rien troublé la sérénité de Michael Schumacher, en tête du début à la fin, et de Ferrari, auteur d'un nouveau doublé avec la deuxième place de Rubens Barrichello. Jenson Button et BAR-Honda confirment leur superbe avec une nouvelle troisième place alors que Kimi Räikkönen et Juan Pablo Montoya reçoivent une nouvelle claque.
Nouveau circuit, même résultat
S'il fallait retenir une image de ce GP sans suspense, ce devrait être celle de Patrick Head, accoudé au muret des stands avec la tête des mauvais jours. Le directeur technique de Williams-BMW grommelait, constatant avec impuissance l'inexorable ralentissement de Juan Pablo Montoya, aux prises avec un problème mécanique. Troisième durant 50 tours, le colombien termine finalement en treizième position.
Montoya rélégué dans les oubliettes du classement, Ralf Schumacher jamais dans le coup et septième au final, les McLaren-Mercedes de Kimi Räikkönen et David Coulthard contraintes à l'abandon à la suite de problèmes techniques... Les principaux concurrents de Ferrari ont bu le calice jusqu'à la lie à Sakhir. Le résultat comptable en est que plus édifiant puisque Ferrari compte désormais 29 points d'avance sur Renault, deuxième au classement des constructeurs.
Button, outsider n°1 ?
Du côté des pilotes, seul un intrépide reste au contact de Michael Schumacher, auteur d'un carton plein en ce début de saison (trois poles, trois victoires, 30 points). Il s'agit de son propre équipier, Rubens Barrichello, qui pointe désormais à neuf points après avoir passé l'essentiel du GP à une dizaine de secondes de son leader. Le troisième du classement général, le surprenant Jenson Button, auteur de son deuxième podium consécutif après celui acquis en Malaisie, compte, lui, déjà deux fois moins de points que "Schumi".
Le suspense reste pourtant intact si l'on se réfère à la saison 2000, qui avait présenté un profil similaire avec trois succès de Michael Schumacher lors des trois premières courses. L'Allemand avait certes été sacré au final, mais il avait dû cravacher pour resister au retour flamboyant de Kimi Raïkkönen. Reste cependant à savoir qui peut aujourd'hui jouer ce rôle du poil à gratter. Button ? On peut légitimement en douter. Les habitués Montoya ou Raïkkönen ? Il faudrait que Williams et McLaren révolutionne leurs monoplaces, et de préférence avant San Marin... le GP de Ferrari.
Source : L'équipe