Deuxième course, deuxième pole et déjà deuxième victoire pour Michael Schumacher (Ferrari), qui n'a pas été franchement menacé malgré la ténacité de Juan Pablo Montoya (Williams-BMW). Le Colombien termine deuxième alors que Jenson Button (BAR-Honda), troisième, s'offre le premier podium de sa carrière.
En tête de bout en bout
En obtenant la 72e victoire de sa carrière à Sepang, Michael Schumacher a démontré - mais en avait il vraiment besoin ? - que son association avec Ferrari reste la panacée, ou du moins ce qui se rapproche le plus de la perfection dans le domaine automobile. Malgré une voiture innovante, Williams-BMW n'a toujours pas comblé son retard technique sur la Scuderia alors que les McLaren-Mercedes manquent encore de fiabilité, comme le prouve le deuxième abandon de Kimi Räikkönen sur casse mécanique en deux Grand Prix.
Le jeune Finlandais accuse déjà 20 points de retard sur le sextuple champion du monde, un handicap sévère, et laisse à Juan Pablo Montoya le place d'outsider n°1 derrière "Schumi". Le Colombien, relativement à l'aise sur un circuit sans grand caractère, n'a cependant pas un, mais deux adversaires à vaincre. Il lui faut en effet composer avec Rubens Barrichello, excellent dans son rôle de bouclier. En retardant son troisième ravitaillement, le Brésiliien a en effet permis de ralentir Montoya, qui était revenu à moins de 4 secondes de Schumacher. Un coup stratégique imparable.
Et derrière les trois formations de pointe, la concurrence ne peut que constater les dégats. Dans le rôle du trouble-fête, l'écurie BAR-Honda mène actuellement la danse. Jenson Button a effectué une course remarquable de sang-froid et accède à la quatrième place du classement des pilotes après sa 6e place en Australie, juste devant Fernando Alonso (Renault), lequel termine une nouvelle fois dans les points. Quant à Olivier Panis, il a effectué une course morne et semblait très énervé vis à vis des dirigeants de Toyota, coupables d'erreurs stratégiques. Il finit 12e, loin, très loin.
Source : L'équipe